
⚠️ AVANT DE CONSOMMER, À LIRE
Ce contenu est documentaire. Il ne permet pas d’identifier un champignon avec certitude. Aucune identification ne peut être établie à partir d’un texte ou d’une photo.
- Faites valider toute récolte par un pharmacien mycologue ou une société mycologique de votre département.
- Dans le doute, il n’y a pas de doute : on ne consomme pas.
- En cas de symptômes après un repas de champignons, surtout au-delà de 6 heures : appelez le 15 ou le 112, ou un centre antipoison, joignable 24 h/24.
- Conservez toujours un exemplaire cru de votre récolte : il permettra aux secours d’identifier l’espèce en cause.
Pourquoi ce site ne valide jamais une récolte : notre méthode et nos limites.
Ce champignon n’a rien de spectaculaire, et c’est précisément ce qui en fait l’un des plus régulièrement impliqués dans les intoxications sérieuses en France. Il est grand, charnu, d’aspect banal, et il pousse dans des bois clairs très fréquentés.
Ce qu’il provoque
Pas le temps ? Obtenez un résumé de l'article :
Un syndrome résinoïdien, c’est-à-dire une irritation directe et violente du tube digestif : vomissements répétés, diarrhée abondante, douleurs abdominales intenses, apparaissant en général dans les deux à quatre heures.
Deux choses le distinguent des autres irritants. Les troubles sont plus sévères et surtout plus prolongés, pouvant durer plusieurs jours, ce qui conduit fréquemment à une hospitalisation pour réhydratation. Et le délai, parfois proche de six heures, entre dans la zone où l’on doit envisager un syndrome à délai long tant que l’espèce n’est pas identifiée.
C’est une raison de plus de conserver un exemplaire cru de la récolte : c’est lui qui permettra de trancher entre une intoxication désagréable et une urgence hépatique.
Les confusions qui le rendent fréquent
Elles sont nombreuses, et c’est ce qui explique sa place dans les statistiques.
Il est confondu avec le tricholome de la Saint-Georges, ce mousseron de printemps recherché, dont il partage la silhouette trapue et l’odeur farineuse. Il l’est aussi avec le meunier, autre espèce à forte odeur de farine, et avec de gros agarics ou des tricholomes de couleur claire.
L’odeur de farine, souvent citée comme un repère rassurant, est justement partagée par plusieurs de ces espèces, dont l’entolome. Un caractère isolé n’a donc aucune valeur de sécurité, ce que rappelle pourquoi une photo ne suffit jamais à propos des autres caractères.
Ce que regardent les mycologues, c’est la sporée : les entolomes ont une sporée rose, et leurs lames virent au rose en vieillissant. Encore faut-il attendre la maturité et faire l’examen au retour, sur du matériel entier.
Où et quand
Dans les bois clairs de feuillus, les lisières et les parcs, souvent sur sols calcaires, de la fin de l’été à l’automne. Ce sont des milieux accessibles et fréquentés, plus proches des habitations que la forêt profonde, ce qui augmente encore le nombre de rencontres.
Ce que cette page ne permet pas
Elle ne permet pas de reconnaître cette espèce, et ce n’est pas un manque de place. Une détermination suppose d’avoir le champignon en main, de sentir son odeur, de voir la base du pied dégagée, d’obtenir une sporée, de connaître le support sur lequel il poussait. Vous ne trouverez pas non plus ici de photo présentée comme celle de cette espèce : sur une banque d’images, personne ne peut garantir ce qui a réellement été photographié. Les visuels de ce site illustrent des milieux, jamais des déterminations.
Faites regarder votre panier par un pharmacien formé à la mycologie ou par une société mycologique : comment procéder, et où trouver la structure la plus proche. Dans le doute, il n’y a pas de doute.
Dernière révision de cette page : 2 septembre 2026. Les contenus de ce dossier sont revus une fois par an, avant la saison de cueillette.
Ce contenu est documentaire et ne permet pas de valider une récolte : notre méthode et nos limites.
